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Comprendre l'Apocalypse de saint Jean

L'ordre des versets retrouvé

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Une recherche, publication après publication, pour restituer la chronologie du texte et retrouver sa cohérence narrative.

— Jean le Prophète, recherches de César Bki

Pourquoi l'Apocalypse de saint Jean est-elle si difficile à comprendre ? La question hante ses lecteurs depuis près de deux mille ans. Nous proposons ici une nouvelle hypothèse : et si le contenu du texte était intact, mais que l'ordre de ses versets avait été altéré ?

Cette recherche tente de restituer la chronologie originale du texte — de retrouver sa cohérence narrative, et de lever une à une les incohérences qui troublent sa lecture depuis des siècles.

J'ai sincèrement le souhait que cette chronique devienne un laboratoire dans lequel chacun pourra venir apporter sa lumière, ses avis et remarques, tout au long des propositions et questionnements sur le choix du réaménagement des versets.

Ce qu'il faut savoir et avoir !

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Il n'est nul besoin d'être religieux, croyant ou initié pour comprendre le travail mis en œuvre ici. Il est même peut-être préférable d'être complètement détaché du Sacré, pour en tenir le choc. Cependant, ce n'est pas mon cas, je suis bien croyant. Dans l'éventualité, où il existerait chez vous une impossibilité à pouvoir remettre en question tout ce qui est communément admis, votre présence n'est en aucun cas souhaitée.

Resteront ceux qui sont désireux et curieux de voir les choses différemment.

Il est conseillé, bien évidemment d'avoir à portée de main un texte de l'Apocalypse pour pouvoir s'y référer.

Il en existe différentes versions, ou plutôt traductions, issues de textes "originaux" faisant foi.

Si vous n'avez pas de bible chez vous, internet fera l'affaire. Voici deux liens vous permettant de choisir votre texte de référence :

OU

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Elle provient de la Bible encyclopédique Hachette "En ce temps-là, la Bible".

J'ai retranscrit le texte sur clavier en indiquant clairement le numéro des chapitres et versets de cette version. C'est plus facile pour suivre la réécriture du texte que nous allons proposer.

N.B. — Précision méthodologique : la version Larousse fusionne deux paires de versets sans numérotation distincte (III:21-22 et IV:10-11). Nous avons rétabli cette numérotation conventionnelle pour faciliter la vérification de notre travail.

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Épilogue pour les nuls

Tu veux s'avoir ?

     Au commencement, il y avait un désordre. Une gêne, plutôt. Quelques versets qui ne tombaient pas juste. Un ordre qui posait une question sans y répondre — « Lève-toi, mesure », et rien n'est mesuré. Un cul-de-sac. Nous avons tiré ce fil. Il aura fallu des années. Nous n'avons rien ajouté. Nous n'avons rien retranché. Le livre nous est parvenu entier et entier, nous le restituons. Nous avons seulement déplacé — replacé, croyons-nous. Le texte est le même mot pour mot ; seul son ordre a changé. C'était la seule liberté que l'avertissement de la fin nous laissait, et nous nous y sommes tenus. Ce que cet ordre a fait paraître, nous ne l'avions pas prévu. Non pas un récit, mais trois. La vision céleste, la vision terrestre, les lettres aux sept Églises. Trois prophéties jumelles, qui disent une même chose de trois manières. Sept événements, repris trois fois — la triangulation, un mot que nous n'employons qu'une fois les trois angles posés. Et le tout enclos dans une lettre : un en-tête qui ouvre, une signature qui scelle. L'Esprit ouvre le livre ; le Christ le referme de son nom. Entre ces deux mains, tout tient. Disons maintenant ce que ce travail n'est pas. Il n'annonce aucune date. Il ne nomme personne. Nous n'avons reconnu, dans la Bête, aucun visage de notre temps ; ce n'était pas notre objet, et nous nous en sommes gardés. Nous n'avons pas voulu effrayer. Nous avons voulu lire. Et nous ne donnons rien de tout cela pour certain. Nous croyons. Nous proposons. Là où l'appui était mince, nous l'avons dit. Là où il était net, nous l'avons montré. Le lecteur jugera — c'est à lui, désormais, que le texte revient. Car nous n'avons jamais été qu'un scribe. Jean l'était avant nous : on lui tendait la plume, on lui dictait, il écrivait. Nous n'avons pas écrit ce livre. Nous avons cherché à en retrouver l'ordre, puis nous nous écartons. Reste le dernier mot du livre. Ce n'est ni une menace ni un verdict. C'est un appel. Le Christ dit : « Je viens. » L'Esprit et la fiancée répondent : « Viens. » Le livre s'achève sur cette voix qui appelle, et qui attend. Nous posons la plume ici. Le reste ne nous appartient pas.

Rangée de bougies
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