17. La Femme dans le ciel de L'Apocalypse de saint Jean.
- cesar bki

- il y a 3 jours
- 3 min de lecture
Les Signes annonciateurs, dans la vision terrestre de Jean, sont-ils tous en miroir avec les évènements évoqués lors de l'ouverture des Sceaux dans les Cieux ?
Nous avons l'apparition des anges aux sept coupes, deuxième "autre" grand Signe de la vision terrestre, semblable à l'ouverture du septième Sceau, annonciateur de l'arrivée de sept fléaux ultimes, par les anges aux sept trompettes (voir post n°15).
De même, le "simple" Signe montrant l'arrivée du grand Dragon, fait écho au cavalier à la monture rouge, arrivant à l'ouverture du deuxième Sceau de la vision céleste (voir post n°16).
Il semble que la chronologie soit respectée. Le deuxième Sceau avec le second Signe, et le septième en corrélation avec l'autre grand Signe préfigurant les sept fléaux.
Il nous reste à vérifier si notre hypothèse se confirme également pour le premier grand Signe de la vision terrestre, qui devrait correspondre à l'ouverture du premier Sceau dans la vision céleste.

Voici les versets qui composent la vision de la Femme dans le ciel :
(XII :1) Alors un grand signe parut dans le ciel : une Femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds, une couronne de douze étoiles sur la tête ;
(XII :2) elle était enceinte, et elle criait dans les douleurs et les tourments de l’enfantement.
(...)
(XII :5) Elle enfanta d’un fils, un enfant mâle, celui qui paîtra toutes les nations avec une verge de fer ; et son enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône.
(...)
(XII :17) Plein de colère contre la Femme, le Dragon partit en guerre contre le reste de sa descendance, ceux qui gardent les commandements de Dieu et portent le témoignage de Jésus.
Difficile d'argumenter en défaveur de la représentation de la venue de Jésus. C'est le premier grand signe.
(I :17) A sa vue, je tombai comme mort à ses pieds ; mais il mit sa main droite sur moi et me dit : « Ne sois pas effrayé. Je suis le Premier et le Dernier,
Et voici la description de l'ouverture du premier Sceau :
(VI :2) Je vis alors paraître un cheval blanc. Celui qui le montait portait un arc, une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur qui va vaincre.

Ce verset pourrait annoncer la marche victorieuse du Christ ;
Ce premier cavalier peut le représenter, car le texte ne lui attribue aucun trait négatif : il monte un cheval blanc, reçoit une couronne de vainqueur (stéphanos) et part « vainqueur et pour vaincre ».
Ces attributs sont précisément ceux du Christ, cités dans le chapitre 19.
(XIX :11) Je vis alors le ciel ouvert et parut un cheval blanc ; celui qui le monte s’appelle Fidèle et Véridique, et c’est avec justice qu’il juge et qu’il combat.
(XIX :12) Ses yeux sont une flamme de feu ; sur sa tête de nombreux diadèmes ; il porte, écrit, un nom que nul ne connait que lui-même ;
(XIX :13) il est revêtu d’un manteau teint de sang. Son nom est : « le Verbe de Dieu. »
(XIX :14) Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs ; elles étaient vêtues de lin fin, blanc, pur.
(XIX :15) De sa bouche jaillit une épée acérée, pour en frapper les nations. C’est lui qui les paîtra avec une verge de fer ; c’est lui qui foule la cuve du vin de la furieuse colère du Dieu tout-puissant.
(XIX :16) Sur son manteau et sur sa cuisse il porte, écrit, un nom : « Roi des rois et Seigneurs des seigneurs »
Ici, ces versets révèlent explicitement que celui qui monte le cheval blanc est Jésus, « Fidèle et Véritable », « Parole de Dieu », « Roi des rois ».
Notre thèse est de penser que « celui qui monte le cheval blanc » désigne uniquement Jésus-Christ.
La vision céleste inaugurale (VI :1‑2) anticipe sa conquête victorieuse, énoncée dans la 6ᵉ trompette ((XIV :1) Puis je vis l’Agneau debout sur le mont Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille qui portaient son nom et le nom de son Père sur le front.) et la vision finale terrestre de la parousie (XIX :11‑16) le révèle parfaitement.
Celui qui monte le cheval blanc, du début à la fin, c’est le Christ vainqueur. Il le dit à Jean :« Ne sois pas effrayé. Je suis le Premier et le Dernier ».
En effet, ce cavalier apparaît comme le premier effet visible de l’ouverture des sceaux par l’Agneau : il ne peut donc être son opposé sans rupture narrative. C'est pour cela que dans notre thèse du miroir des signes, il correspond à l’Enfant mâle destiné à paître les nations, figure messianique.
C'est ainsi que les trois Signes de la vision terrestre correspondent bien à l'ouverture de trois Sceaux, avec une même chronologie.
Il reste encore quatre Sceaux à identifier dans la vision terrestre, dont deux cavaliers.







Commentaires