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16. Le Dragon de l'Apocalypse de saint Jean.

  • Photo du rédacteur: César Bki
    César Bki
  • 30 avr. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Le Dragon rouge ardent


Le Dragon rouge ardent.


(XII :3) Un autre signe parut dans le ciel : c’était un grand Dragon d’un rouge ardent avec sept têtes et dix cornes, et sept diadèmes sur ses sept têtes.


Une figure va nous servir de test. Si les Signes sont bien les échos terrestres des Sceaux, alors le Dragon doit avoir son cavalier. Cherchons-le, et voyons si le texte le donne.

Dans le schéma céleste, le déferlement des sept plaies ultimes découle de l'ouverture du septième et dernier sceau. Dans celui terrestre, Jean nous parle d'un grand Signe dans le ciel avec l'apparition d'anges porteurs de coupes, infligeant tour à tour leurs maux, en grandes similarités avec les différents anges aux trompettes.

N'avons-nous pas là une invitation à considérer les Signes comme étant des échos terrestres aux Sceaux célestes ? C'est le grand pivot posé en ouvrant les signes de l'Apocalypse de saint Jean : sept anges, sept fléaux, un dernier grand Signe.

Si tel est le cas, nous devrions retrouver, dans les observations terrestres de Jean, des éléments pouvant être assimilés aux différentes ouvertures de sceaux. Et par Signes, la narration nous en offre déjà deux de plus : l'apparition de la Femme, et celle du Dragon.

D'abord, que savons-nous sur ce dernier ?



Ce que le texte dit du Dragon.

Voici quelques versets le décrivant :


(XII :3) Un autre signe parut dans le ciel : c’était un grand Dragon d’un rouge ardent avec sept têtes et dix cornes, et sept diadèmes sur ses sept têtes.

(XII :4) Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les précipitait sur la terre. Ce Dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant lorsqu’elle l’aurait mis au monde.

(XII :13) Quand le Dragon vit qu’il était précipité sur la terre, il se mit à la poursuite de la Femme qui avait enfanté un fils, un enfant mâle.

(XII :17) Plein de colère contre la Femme, le Dragon partit en guerre contre le reste de sa descendance, ceux qui gardent les commandements de Dieu et portent le témoignage de Jésus.


Quels sont les éléments que nous pouvons relever.

Le Dragon est annoncé comme un autre signe — il suit le premier, qualifié de grand. Il fait donc bien partie de ce que nous essayons de mettre en parallèle avec les Sceaux, comme la vision des anges aux sept Coupes et l'ouverture du septième Sceau.

Le Dragon est décrit de couleur rouge ardent et de caractère belliqueux. Il poursuit, il dévore, il fait la guerre. De plus son identité est explicitement révélée quelques versets plus loin :


(XII :9) Il fut précipité, le grand Dragon, l'antique Serpent appelé Diable et Satan, qui trompe la terre entière…

Ce n'est pas une figure anonyme ou une hydre quelconque. Jean nous dit qui il est. C'est le principal antagoniste de Dieu.


Regardons du côté des sceaux.


Le deuxième cavalier de l'Apocalypse.


Le deuxième cavalier de l'Apocalypse

La description du cavalier du deuxième Sceau semble apparentée aux mêmes attributs.


(VI :3) Lorsque l’Agneau eut ouvert le deuxième sceau, j’entendis le deuxième être vivant qui disait :« viens ! »

(VI :4) Aussitôt un autre cheval sortit. Il était roux, et à celui qui le montait mission fut donnée d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’entre-tuent ; et il reçut une grande épée.


Le caractère belliqueux du cavalier y est bien présent : enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'entre-tuent. C'est exactement ce que fait le Dragon — il poursuit, il entraîne, il fait la guerre.

Qu'en est-il de la couleur qui accompagne sa description ?



La couleur qui scelle la correspondance.


Dans notre traduction de l'Apocalypse de saint Jean, le cheval est qualifié de roux, comme dans la version connue de Louis Segond. Difficile d'y voir une correspondance de teinte avec le « rouge ardent » du Dragon. Sauf que dans d'autres traductions, comme la Bible de Jérusalem et la Traduction Œcuménique de la Bible, le cheval est dit « rouge feu ».

Or si nous regardons le texte grec original, le mot pour la couleur du cheval est πυρρός (pýrrhos), qui signifie littéralement rouge feu, rouge ardent. C'est justement le même mot utilisé pour décrire le Dragon en XII :3.

Un fait remarquable : le mot πυρρός n'apparaît que deux fois dans tout le Nouveau Testament — les deux fois sont dans l'Apocalypse, une fois pour le cheval du deuxième Sceau et une fois pour le Dragon du deuxième Signe. Ce n'est pas banal. C'est un choix lexical délibéré qui confirme et renforce la correspondance entre le deuxième Sceau et le deuxième Signe.



Ce qui se dessine.


Nous voyons donc clairement se dessiner le contour d'une ressemblance entre les Signes et les Sceaux. Nous avons, pour l'instant, rapproché le deuxième et le septième événement, annoncés dans les deux visions de Jean.

Est-il possible également de retrouver des corrélations entre le premier Signe et le premier Sceau ?

C'est ce que nous explorerons dans la publication suivante.

 
 
 

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