15. Les signes de l'Apocalypse de saint Jean.
- César Bki

- 16 mars 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Nous poursuivons avec la composante des Signes.
Selon le référentiel que nous avons adopté, Jean est sur l'île de Patmos lorsqu'il voit apparaître divers éléments dans le ciel. Nous supposons que ce sont des évènements miroirs de la vision céleste, parentés à l'ouverture des sceaux dans le temple céleste, comme ont pu l'être les coupes par rapport aux trompettes. L'objectif est toujours de dégager la cohérence d’ensemble : le terrestre en miroir du céleste, afin d’ordonner ce que Jean a pu voir, de ce point d'observation. Nous ouvrons avec le grand pivot : les sept anges aux sept fléaux.

Quelle va être cette étape ?
Il est intéressant de rappeler que dans la Révélation, selon notre référentiel, Jean a pour visions sept fléaux, vus une fois selon des considérations célestes et une autre fois terrestres.
Dans les Cieux, ces sept fléaux sont initiés par l'ouverture du septième sceau. Ces sceaux, par leur levée successive, cadencent la survenue de périodes historiques précises. Qui ne sont pas dans la lorgnette de ce travail, nous le précisons.
Nous avons montré précédemment que le schéma des sept trompettes se retrouve, par similarité, dans l'expression des sept coupes — deux mondes parallèles dans l'Apocalypse. Peut-on retrouver un schéma complet identique à celui de la vision céleste dans la composante terrestre ? C'est-à-dire sept évènements majeurs dont l'ultime inonde de plaies par les coupes ?
Considérons pour le moment cette hypothèse comme exacte.
Quel pourrait être le pendant du septième sceau dans la vision terrestre ? pour rappel :
(VIII :1) Lorsque l’Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit dans le ciel un silence d’environ une demi-heure.
(VIII :2) Je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu et sept trompettes leur furent données.
(VIII :3) Alors vint un autre ange, qui se tint près de l’autel, avec un encensoir d’or. On lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône.
(VIII :4) Avec les prières de tous les saints, la fumée des parfums s’éleva de la main de l’ange, devant Dieu.
Nous devons rechercher ici des versets qui annoncent la venue de sept anges. N'allons pas très loin.
Regardons ceux qui précèdent la série des coupes (chap 16) dans le chapitre 15. Nous y trouvons :
(XV :1) Je vis alors dans le ciel un autre grand signe, grand et merveilleux : sept anges portant sept fléaux, les ultimes, car c’est par eux que s’accomplit la fureur de Dieu.
Il faut admettre que ce grand signe, les sept anges porteurs de fléaux, ouvre très probablement du côté terrestre la série des sept coupes. Nous avons reconstruit ailleurs la séquence complète, quand les sept coupes sont pleines. La voix venue du Temple nous le confirme en adressant aussitôt aux sept le commandement de les répandre :
(XVI :1) J’entendis alors une voix forte venue du Temple, qui disait aux sept anges : « Allez, et répandez sur la terre les sept coupes de la fureur de Dieu. »
Nous supposons, dans la vision céleste, que les sceaux jalonnent l'histoire par des évènements (historiques) précurseurs aux sept fléaux (les trompettes).
Dans la vision terrestre, se présente alors un grand signe annonciateur de fléaux (les coupes) par l'arrivée des anges les portant. Quoi de plus normal que de voir un grand signe dans le ciel, quand on est sur le plancher des vaches. Cela va dans le sens de la dichotomie spatiale.
N'avons-nous pas là l'élément qui cache tous les autres ? Les signes, jalons précurseurs aux coupes !
Autre évidence, c'est qu'il n'existe qu'un seul Temple de Dieu. Selon notre vision du texte de l'Apocalypse, nous avons vu que Jean se retrouve à un certain moment dans celui-ci, et une autre fois, il l'aperçoit dans le ciel. D'où l'importance de bien situer l'espace dans lequel la vision se révèle. Les signes apparaissent dans le ciel, ce qui les prédispose à la composante terrestre.
Et l'Apocalypse de saint Jean nous en cite deux autres évidents :
La femme vêtue du soleil.
(XII :1) Alors un grand signe parut dans le ciel : une Femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds, une couronne de douze étoiles sur la tête;
Le dragon d'un rouge ardent.
(XII :3) Un autre signe parut dans le ciel : c’était un grand Dragon d’un rouge ardent avec sept têtes et dix cornes, et sept diadèmes sur ses sept têtes.
Cette matière première nous donne les contours du schéma recherché avec trois correspondances supposées.
Avant d'identifier les quatre autres repères temporels terrestres, pouvant compléter le calque du schéma du déroulement de la vision céleste, déterminons s'il existe bien un lien de ressemblance entre les sceaux et les signes qui se dévoilent dans le ciel.
Le plus évident, qui ne fera pas l'objet de précision, est le septième évènement informant de l'arrivée de sept fléaux ultimes.
Dans les Cieux, ces sept fléaux (trompettes) découlent de l'ouverture du septième sceau.
Sur terre, sept fléaux (coupes) sont annoncés par un (autre) grand signe.
Ce constat nous permet de montrer l'existence d'une corrélation entre ce sceau et le signe vu dans le ciel.
Qu'en est-il du dragon et de la femme ?
Nous allons y répondre.


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