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11. Mondes Parallèles dans l'Apocalypse de saint Jean.

  • Photo du rédacteur: cesar bki
    cesar bki
  • 12 nov. 2024
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 oct. 2025


Mondes Parallèles dans l'Apocalypse de saint Jean

Le troisième fléau



Nous avons dans un premier temps réuni et organisé tous les versets qui évoquent la présence de Jean dans les Cieux. Il nous reste donc encore deux tiers du texte à agencer pour retrouver le tableau dans lequel Jean nous partage sa vision depuis la Terre, et ainsi la totalité de la Révélation.

Quels sont les éléments de départ qui nous aideront dans cette nouvelle tâche ?

Comparons la reconstruction de l'ordre des versets de l'ange à la sixième trompette, à certains appartenant au reste de la vision non exploitée, faisant partie de la localisation terrestre.

Situation céleste reconstruite

Situation terrestre n°1

Situation terrestre n°2

(IX:13) Le sixième ange sonna de la trompette, et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu ;

(IX:14) elle disait au sixième ange, celui qui tenait la trompette : « Délie les quatre anges liés sur le grand fleuve Euphrate. »

(IX:15) Aussitôt les quatre anges, qui étaient prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, furent déliés pour faire périr le tiers des hommes.

(IX:4) Il leur fut recommandé de ne faire de mal ni à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni aux arbres, mais seulement aux hommes dont le front n’était pas marqué du sceau de Dieu.

(VII:1) après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre ; ils tenaient les quatre vents de la terre, afin qu’aucun souffle de vent ne passe sur la terre, ni sur la mer, ni sur un seul arbre.

(VII:2) Je vis un autre ange monter de l’orient, portant le sceau du Dieu vivant ; il cria d’une voix forte aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de frapper la terre et la mer :

(VII:3) « Ne frappez ni la terre, ni la mer, ni aucun arbre, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de Dieu. »

(XVI:12) Le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve Euphrate, et les eaux s’asséchèrent pour préparer la route des rois qui viennent d’Orient.

Pourquoi ne pas penser que ces versets, constituants de la vision terrestre de Jean, puissent évoquer un évènement identique à celui de la sixième trompette ?

Ce qui en ressort, c'est qu'un événement révélé dans la vision céleste pourrait être décrit une deuxième fois par Jean, mais sous une perspective différente. Autrement dit, la sixième trompette et la sixième coupe seraient un seul et même fléau.


Si nous acceptons cette hypothèse, il devient légitime de s'interroger sur l'ensemble des trompettes et des coupes dans l'Apocalypse de saint Jean. Chaque élément, dans cette lecture, ne serait plus un fragment isolé, mais bien un écho d'un même appel apocalyptique, répété sous différentes formes pour souligner son impact. Cette double description – d'une part dans le domaine céleste et d'autre part dans celui de la Terre – offre une lecture enrichie du texte, révélant la complexité et la profondeur du message que Jean nous transmet.

Nous vous proposons de regarder attentivement le tableau suivant :

Nous tenons avant à donner une précision sur le référentiel de lecture que nous utilisons.

Dans celui-ci, les Trompettes relèvent d’un cadre planétaire et décrivent des atteintes en tiers. Toute la Terre n'est pas touchée ; les Coupes relèvent d’un cadre régional (l'épicentre pouvant être l'endroit où se trouve Jean, Patmos) et décrivent des effets totalisants dans ce périmètre. Et nous supposons qu'il peut correspondre à un tiers de la surface terrestre dans cette hypothèse de quadrant. J’applique cette règle ici sans rechercher l’identité mot à mot, mais la cohérence d’ensemble des domaines d’atteinte. 


Les trompettes

Les coupes

(VIII:7) Le premier sonna de la trompette, et de la grêle et du feu mêlés de sang furent envoyés sur la terre. Le tiers de la terre fut consumé, avec le tiers des arbres, et toute herbe haute.

(XVI:2) Le premier s’en alla et répandit sa coupe sur la terre : une cruelle et horrible plaie frappa les hommes qui portaient la marque de la Bête et ceux qui adoraient sa statue.

(VIII:8) Le deuxième ange sonna de la trompette, et une sorte de grande montagne embrasée fut jetée dans la mer. Le tiers de la mer devint du sang.

(VIII:9) Le tiers des créatures qui vivent dans la mer mourut, et le tiers des navires périt.

(XVI:3) Le second répandit sa coupe sur la mer : elle devint du sang, comme le sang d’un mort, et tous les êtres moururent qui vivaient dans la mer.

(VIII:10) Le troisième ange sonna de la trompette : il tomba du ciel une grande étoile qui brûlait comme un flambeau ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.

(XVI:4) Le troisième répandit sa coupe sur les fleuves et les sources des eaux : ils devinrent du sang.

(VIII:12) Le quatrième ange sonna de la trompette. Le tiers du soleil, le tiers de la lune et le tiers des étoiles furent frappés : et le jour perdit le tiers de sa clarté, de même que la nuit.

(XVI:8) Le quatrième répandit sa coupe sur le soleil et il fut donné à celui-ci de consumer les hommes par le feu.

(IX:1) Le cinquième ange sonna de la trompette : je vis une étoile tombée du ciel sur la terre, et la clé du puits de l’abîme lui fut donnée.

(IX:2) Elle ouvrit le puits de l’abîme, et il monta du puits une fumée semblable à celle d’une grande fournaise, qui assombrit le ciel et l’air.

(IX:3) De la fumée des sauterelles surgirent sur la terre, et il leur fut donné le même pouvoir qu’aux scorpions de la terre.

(IX:11) Elles avaient pour roi l’ange de l’abîme, dont le nom en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon.                (.....)

(IX:10) Leurs queues étaient semblables à celles des scorpions, munies d’aiguillons; et elles avaient dans leurs queues le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois.

(IX:5) Il leur fut donné, non de les faire mourir, mais de les faire souffrir pendant cinq mois, de la souffrance qui est celle qu’inflige le scorpion lorsqu’il attaque un homme.

(.....)

(XVI:10) Le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la bête, et le royaume de celle-ci fut plongé dans les ténèbres. Les hommes se mordirent la langue de douleur,

(IX:13) Le sixième ange sonna de la trompette, et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu ;

(IX:14) elle disait au sixième ange, celui qui tenait la trompette :« Délie les quatre anges liés sur le grand fleuve Euphrate. »

(XVI:12) Le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve Euphrate, et les eaux s’asséchèrent pour préparer la route des rois qui viennent d’Orient.

(XI:15) Le septième ange sonna de la trompette, et l’on entendit de grandes voix dans le ciel, qui disaient :« La royauté du monde a passé à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera dans les siècles des siècles. »

(.....)

(VI:17) car le grand jour de leur colère est venu, et qui peut tenir contre elle ? »

(.....)

(VIII:5) Puis l’ange prit l’encensoir, l’emplit du feu de l’autel, et le lança sur la terre ; il y eut des tonnerres, des cris, des éclairs et un tremblement de terre.

(VI:13) Les étoiles s’abattirent sur la terre, comme les figues vertes du figuier battu par l’ouragan ;

(.....)

(VI:14) Le ciel se retira comme un livre qu’on roule, toutes les montagnes et toutes les îles furent changées de lieu ;

(XXI:1) Je vis alors un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés, et il n’y avait plus de mer.

(XXI:5) Et celui qui était assis sur le trône dit « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Il dit encore : « Écris, car ces paroles sont dignes de foi et véridiques»

(XXI:6) Puis il me dit : « C’en est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le principe et la fin. À celui qui a soif, moi je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement.

(.....)

(XVI:17) Le septième répandit sa coupe dans les airs, et du Temple, venant du trône, sortit une voix forte qui disait :« C'en est fait ! »

(XVI:18) Il y eut alors des éclairs, des voix et des coups de tonnerre ; puis un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y eut jamais, depuis que l’homme apparu sur la terre, tremblement de terre aussi violent.

(XVI:19) la grande ville se brisa en trois, et les villes des nations s’écroulèrent. Ainsi Dieu se souvint de Babylone la grande pour lui donner la coupe de vin de sa furieuse colère.

(XVI:20) Toutes les îles s’enfuirent, et il ne se trouve plus de montagnes.

(XVI:21) Des grêlons pesant près d’un talent tombèrent du ciel sur les hommes ; mais les hommes blasphémèrent Dieu pour le fléau de cette grêle, car c’est là un terrible fléau.



Il devient évident de constater la ressemblance dans la description des trompettes et des coupes. Deux mondes parallèles dans l'Apocalypse de saint Jean se dessinent, faisant référence à un déchaînement de fléaux unique, mais observé de deux points de vue différents.

Cette constatation nous permet d’envisager la vision des anges aux trompettes comme un canevas, dès lors que nous cherchons à reconstituer la bonne succession des versets décrivant celle des anges aux coupes dans le tableau terrestre. Autrement dit, il s’agit de retrouver l’ordre des fléaux dans sa version « coupes », épuré des éléments discordants à cette énumération.


Dans un premier temps, nous souhaitons focaliser notre attention sur la concordance qui existe entre certains groupes de versets. Nous observons en effet deux versions des sept événements concernant les fléaux : une redondance qui, lorsqu’elle est examinée de plus près, révèle que certains faits semblent être cités plus d’une fois, comme pour insister sur l’importance de cette révélation.

Ce double écho des événements nous invite donc à considérer que la même réalité apocalyptique se manifeste selon des perspectives complémentaires – celle céleste, évoquée par les trompettes, et celle terrestre, exprimée par les coupes. Ce parallélisme nous offre une lecture enrichie et plus nuancée de ce message prophétique, en soulignant la centralité et l’impact des fléaux annoncés.

Nous vous invitons à examiner ce tableau avec attention pour découvrir la profondeur de ces versions parallèles.

En collectant ces indices – tant linguistiques que symboliques – nous établissons un ensemble de repères qui nous servira à réorganiser ces deux tiers du texte. L'étude comparative met en lumière des similitudes dans le vocabulaire, la structure temporelle et la représentation des actions, éléments indispensables pour reconstruire une chronologie cohérente de la vision terrestre.

Ce processus nous permettra, dans un second temps, de reconstituer le schéma global de la Révélation telle que vécue par Jean depuis la Terre, en harmonie avec la partie céleste que nous avons déjà reconstituée. Bien entendu, cette proposition de réorganisation n'est pas définitive et pourra évoluer au fur et à mesure que de nouveaux éléments de compréhension viendront éclairer notre analyse.

Nous poursuivrons notre exploration en détail dans les prochaines publications, afin d'extraire toutes les nuances de ce tableau terrestre et d'affiner notre plan de réorganisation.

 
 
 

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